Bonjour, je m’appelle Arthur, je suis étudiant aux Beaux-arts de Toulon en troisième année.
Originaire du Gers dans le sud ouest de la France, j’ai suivi un cursus généraliste jusqu’au bac, avec en tête l’envie grandissante de poursuivre mes études dans ma passion.
Je dessine depuis ma petite enfance ; à aujourd’hui vingt ans ce besoin d’expression m’a suivi et a fait évoluer ma pratique, désormais protéiforme.
Mes recherches gravitent autour de représentations d’un ailleurs, une quête plastique qui révèle ma fascination pour l’infinité d’interactions qu’émet un monde, et l’impossibilité de donner accès à la totalité d’un espace fictionnel. Je façonne une nature empreinte d’un trajet anthropologique inconnu, où d’étranges entités architecturales semblent signifier en l’absence de la société qui les a érigé. Mes dessins reflètent l’essence de mon travail.
Je les compose à la manière de scénographies de la lumière, où la valence de chaque élément irradie d’une étrange familiarité. Les maquettes que je construis et photographie, mes montages et objets hybrides ouvrent le récit d’un « dernier spectacle », celui d’une humanité dont l’aura fait signe pour la dernière fois. Manipulant l’architecture en un acte qui pétrifie un moment de culture, j’imagine des modes de production énergétique qui permettent l’existence humaine dans un milieu captivant, des foyers aux pressions modifiantes singulières, à travers divers paysages et climats inventés.
Par une plasticité narrative voulue persuasive, j’élabore des signes culturels hybrides, j’interroge nos perceptions grâce à l’intensité de l’expérience par les images. L’énergie incarne alors un flux catalyseur : transmet mon imaginaire et fait advenir les divagations au-delà de chaque lieu que je conçois. Réminiscences d’un futur duquel les archives narrent la beauté d’une douce disparition, dont seule l’énergie demeurerait.







