(feat. special guest Ambrose Akinmusire)
Fils d’un missionnaire belge envoyé au Japon dans les années 70 et d’une militante japonaise pour la paix, le pianiste et compositeur Alex Koo refuse d’être classé dans une catégorie traditionnelle. Comme le dit le célèbre magazine allemand Jazzthetik, « Alex Koo défie toute catégorisation ».
Avec dix titres très personnels, cet album est plus qu’une déclaration musicale, c’est une forme d’auto-thérapie. « Le seul moyen de ne pas sombrer dans la dépression en tant que musicien de jazz aujourd’hui est de se défouler et de se perdre dans la musique », explique Koo. « La musique a besoin d’un but au-delà de l’autopromotion. Pour moi, il s’agit d’accepter qui je suis et de laisser tomber tout le reste ».
Avec la participation du célèbre trompettiste Ambrose Akinmusire sur deux titres, Blame It on My Chromosomes met en évidence la polyvalence intrépide de Koo. L’un de ces titres, « Jonass », est dédié à l’ami d’enfance de Koo, tragiquement décédé, ce qui ajoute une dimension profondément personnelle à l’album. « Quand nous étions enfants, nous faisions du skate et des choses stupides avec des caddies, inspirés par Jackass », se souvient Koo. « C’est pourquoi nous l’appelions ‘Jonass’ – il avait le plus grand sourire que l’on puisse imaginer, son rire était contagieux, mais il était aussi le plus téméraire d’entre nous. »
Koo, salué pour son « originalité époustouflante » (Downbeat Jazz Magazine), est connu pour sa musique qui transcende les frontières des genres, mêlant le jazz, l’indie, la musique classique contemporaine et la musique de film. Originaire de la Flandre- Occidentale rurale, en Belgique, il a commencé son parcours musical en tant que prodige du piano classique à l’âge de cinq ans. À l’adolescence, il se passionne pour le jazz et l’improvisation, s’attirant les louanges de légendes du jazz telles que Kurt Elling, Kenny Werner et Brad Mehldau. Koo a même été décrit comme étant « du même haut niveau rare que Keith Jarrett » (Trouw). Son album de 2019, Appleblueseagreen, avec Mark Turner et Ralph Alessi, a été classé parmi les meilleurs albums de l’année par Downbeat.
Aux côtés de Koo, « Blame It on My Chromosomes » met en scène son trio de longue date, dont l’interaction intrépide donne vie au récit de l’album. Le trio, composé de Koo au piano, Dré Pallemaerts à la batterie et Lennart Heyndels à la basse, représente le meilleur de la scène jazz belge. Leur complicité intuitive et leur sens artistique sont la force motrice de la puissance émotionnelle de l’album. L’invité spécial Ambrose Akinmusire ajoute une couche transcendante sur deux morceaux remarquables.






































































































































































































































