Avec LUX II, Louis Billette signe le cinquième album de son parcours, sans doute le plus accompli à ce jour.Son écriture y trouve une ampleur nouvelle, nourrie par la complicité d’un sextet qui sait désormais porter sa pensée musicale avec force et subtilité. Trompette, trombone et saxophone forment unnoyau expressif dense, soutenu par une rythmique au groove subtil.
Chaque pièce affirme une facette du langage de Louis Billette. « Labyrinthe » déploie un jeu depulsations entrelacées où la structure se bâtit en mouvement, tandis que « Folia » avance avec uneévidence mélodique qui se transforme, se détourne, se réinvente. Avec « Promenade Céleste », l’albumse charge d’une émotion plus intime : un hommage au père disparu, construit autour d’une idée simplequi se dédouble, se répond et s’élève. « La Boom » nous ramène aux plaisirs coupables des années 90, avant que « Reste là » scotche par la qualité de l’interaction entre Shems Bendali et Louis Billette,dans un long développement improvisé en commun. Pour clôturer, « À moitié humain », centrée sur letrombone, explore un futur mystérieusement nostalgique.
LUX II témoigne d’un compositeur qui assume désormais pleinement sa voix, et d’un groupe qui luidonne une dimension profonde et incarnée. C’est un disque soigné, pensé, pleinement réalisé — et peut-être celui qui portera plus loin encore la musique de Louis Billette.




















































































































































































































































